Je les laisse enfin s’échapper de mes os,
ces maux qui logeaient, qui pesaient, qui se taisaient.
Ce ne sont pas des chaînes, juste des poids à déposer,
des mots de douleur qui n’ont plus besoin de blesser.
Je ne les chasse pas, je leur ouvre simplement la porte.
Qu’ils s’en aillent dans le vent, se fondent dans la lumière.
En les libérant, c’est moi-même que je délivre.
Ce qui fut souffrance devient juste mémoire, puis s’apaise.
Ils ne m’appartiennent plus. Je ne les porte plus.
Leur force, c’est de partir ; ma liberté, c’est de les laisser partir.
Et le silence qui revient n’est pas vide,
c’est l’espace où la paix peut enfin prendre place.






Laisser un commentaire