Dans l’aube encore fragile,
quand le monde hésite
entre ombre et naissance,
un fil de lumière
se détache du silence.Il avance sans bruit,
comme si chaque pas
était une prière.
Il cherche ton nom
dans les replis du matin,
dans les grains de poussière
qui flottent entre deux souffles.Et lorsqu’il le trouve,
ce n’est pas un éclat,
ni un cri,
mais une reconnaissance douce —
un geste ancien,
comme si la lumière
se souvenait de toi.
Alors elle le porte,
lentement,
avec la patience des choses vraies,
comme une braise
qui ne brûle pas
mais réchauffe,
qui ne consume pas
mais éclaire.Une braise
qui dit simplement :
« Tu es là.
Et cela suffit. »
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