Le retour de bâton
Le monde frappe
toujours
là où l’on croyait être solide.
Un mot mal posé
revient comme une gifle lente,
un écho qui se souvient
mieux que nous.
Les gestes qu’on pensait doux
se tordent dans l’air
et retombent
sur nos épaules fatiguées.
Alors on apprend
à marcher autrement,
à tenir le cœur
comme une lampe fragile,
à laisser le vent
corriger nos excès.
Le retour de bâton
n’est jamais une punition,
juste la mémoire du réel
qui réclame sa place
dans nos élans.
Et dans ce choc discret
quelque chose se redresse,
une vérité minuscule
qui nous remet
dans le sens du vivant.
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