Il y a des soirs où mon corps
ressemble à une maison vide.
Les murs tiennent encore,
mais tout résonne.
Je traverse les pièces
comme une étrangère,
effleurant les meubles
qui portent encore
la mémoire de mes gestes.
Parfois, une porte grince
comme si quelqu’un voulait entrer,
mais personne ne vient.
C’est juste le passé
qui insiste.
Je m’assois dans le couloir,
cet endroit où rien ne se décide,
où les ombres se croisent
sans jamais se parler.
Je me demande
combien de nuits il faut
pour que le silence
devienne un refuge
plutôt qu’un verdict.
Et pourtant,
au fond de cette maison,
une fenêtre refuse de se fermer.
Le vent y glisse
comme une respiration
que je n’ai pas encore osé prendre.
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