L’angoisse est une clef inversée :
elle ouvre des portes qu’on ne voulait pas franchir.
C’est une brume sans lieu,
un voile qui descend même quand le ciel est clair.
Elle ressemble à une corde tendue
entre le cœur et l’invisible,
un fil qui vibre au moindre souffle
comme si le monde pesait trop fort.
Parfois, elle prend la forme
d’un oiseau immobile,
posé dans la cage thoracique,
les ailes serrées contre lui
comme s’il craignait de voler.
D’autres fois, c’est une eau sombre,
qui monte sans bruit,
lentement,
jusqu’à toucher les pensées.
Mais si l’on reste là,
si l’on écoute vraiment,
on découvre qu’elle n’est qu’un messager maladroit,
porteur d’une vérité trop lourde pour nos mains.
Et quand on lui offre un peu de lumière,
elle se dissout,
comme une ombre qui se souvient
qu’elle n’a jamais été un mur.
Rejoins moi sur instagram :


Laisser un commentaire