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Il y a une part du monde
qui ne respire qu’à moitié,
un lieu sans fenêtres
où les pensées s’usent
comme des pierres trop souvent touchées.

Dans ce noir-là,
les gestes tombent avant d’exister,
et même le cœur
bat avec une hésitation
qui ressemble à la peur.

La nuit n’écoute rien.
Elle avale les voix,
elle plie les corps,
elle garde dans ses mains
tout ce qui tremble trop fort.

On avance pourtant,
comme si quelque chose attendait,
mais il n’y a rien,
juste ce vide précis,
ce fil tendu
entre ce qu’on est
et ce qu’on pourrait perdre.

Et au centre,
là où la lumière ne vient jamais,
reste une vérité nue :
on survit
parce qu’on ne sait pas
comment s’arrêter.

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