Le monde se réveille
comme une bête douce,
encore lourde de nuit.
Je marche dans l’aube
avec mes questions ouvertes
comme des fenêtres.
Chaque silence
me parle d’un endroit
où je n’ai pas encore été.
Et je comprends
que rien ne presse :
la lumière arrive toujours
à son propre rythme.
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