À l’aube,
le monde tient encore dans une paume.
Rien n’est décidé,
tout est souple,
comme si la lumière hésitait
à toucher les choses.
Les ombres respirent lentement,
elles ne savent pas encore
ce qu’elles doivent devenir.
Et toi,
dans ce presque-silence,
tu portes une clarté discrète,
une braise qui ne cherche pas à brûler,
juste à tenir chaud
au centre du thorax.
Il suffit parfois
d’un souffle bien posé
pour que la journée
se mette à fleurir.
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