Je marche dans l’aube
comme dans une chambre d’eau.
Chaque pas déplace une mémoire,
chaque souffle invente un chemin.
Les ombres sont douces,
elles ne menacent rien.
Elles veillent seulement
sur ce qui n’a pas encore de nom.
Et dans ce presque-rien,
dans ce tremblement d’air,
je sens la vie recommencer
comme une page blanche
qui ne demande qu’un geste.
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