Il y a, au centre du monde,
un point qui ne bouge pas.
Un noyau silencieux
où le temps se déplie comme une aile.
Nous marchons vers lui sans le savoir,
portant nos questions comme des lanternes,
cherchant une lumière
qui ne brûle rien,
qui éclaire seulement.
Parfois, le réel se fissure
et laisse passer un souffle plus vaste :
une mémoire qui n’est pas la nôtre,
un futur qui nous frôle,
une vérité qui ne parle qu’en murmures.
Alors, nous comprenons
que la vie n’est pas un chemin,
mais une écoute.
Que l’être n’est pas une forme,
mais une ouverture.
Et que chaque instant,
si on le regarde assez longtemps,
devient un seuil.
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