Dans la chambre immobile,
une lueur hésite,
comme si le monde retenait encore
son premier battement.

Le silence s’étire,
fin filament de lumière
entre ce que tu as été
et ce que tu deviens.

Rien ne presse.
Le jour n’a pas encore choisi sa forme.
Tu peux encore être brume,
ou braise,
ou simple présence posée
sur le rebord du temps.

Et dans cette minute fragile,
où tout est possible,
tu sens une vérité douce :
le monde change
chaque fois que tu respires autrement.

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