Il y a,
dans chaque chose immobile,
une vie qui ne dit pas son nom.

Un battement discret
dans la matière silencieuse,
une pulsation minuscule
que seuls les instants lents
peuvent entendre.

Les objets respirent à leur manière,
les murs gardent des traces,
les ombres se déplacent
d’un millimètre à peine.

Rien ne bouge vraiment,
et pourtant tout vit
dans une langue trop fine
pour être traduite.

C’est un monde parallèle,
posé juste sous la surface,
où les détails chuchotent,
où les présences minuscules
continuent leur travail invisible.

Et parfois,
quand je m’arrête assez longtemps,
je sens cette vie secrète
me reconnaître.

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