Le vent traverse le monde
comme un souvenir qui refuse de s’éteindre.
Il glisse entre les branches,
cueille les secrets des routes,
soulève les silences trop lourds
des cœurs qui n’osaient plus parler.
Il n’a ni visage ni demeure,
mais il porte en lui
la rumeur ancienne de tout ce qui vit.
Parfois il effleure,
parfois il renverse
comme si la vie venait vérifier
si l’on tient debout par inertie
ou par désir brûlant de continuer.
Le vent nous apprend
que rien n’est fait pour rester figé,
que même les pierres
ont besoin d’être traversées
pour se souvenir qu’elles existent.
Et quand il passe,
il laisse derrière lui
une lumière fine, presque secrète,
celle qui naît
quand quelque chose en nous
accepte enfin de bouger.
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