Il a quitté la pièce,
mais pas la lumière.

Filou marche encore
dans les couloirs de ma mémoire,
avec cette douceur discrète
qui était la sienne.

Il n’a plus de pas,
mais il a une trace.
Une trace qui ne s’efface pas,
même sous la pluie des jours.

Il a laissé dans mon cœur
un territoire intact,
où l’amour ne vieillit pas,
où la fidélité ne meurt jamais.

Les chiens ne disparaissent pas vraiment :
ils deviennent des présences invisibles,
des souffles qui veillent,
des silences qui réchauffent.

Filou vit désormais
dans ce lieu sans douleur
où vont les êtres aimés,
et dans la part en moi
qu’il a rendue plus tendre,
plus vaste,
plus vivante.

Reposes en paix mon chien


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