Ici repose une âme

qui a longtemps marché avec le cœur serré,

dans ces couloirs invisibles

où l’angoisse murmure plus fort que la lumière.

Elle a connu les nuits où l’air manque,

où la pensée se replie sur elle-même comme une bête blessée.

Elle a connu les matins

où l’on se lève avec un poids que personne ne voit,

et pourtant elle s’est levée.

Qu’on se souvienne d’elle non pour ses tremblements,

mais pour sa fidélité à l’aube,

pour cette façon obstinée

de chercher un souffle plus clair au milieu de ses tempêtes.

Elle a aimé malgré la peur,

elle a tendu la main malgré le doute,

elle a avancé malgré le vertige.

Et si son pas fut parfois fragile, sa volonté,

elle, ne s’est jamais éteinte.

Ici repose une âme qui n’a pas vaincu l’angoisse,

mais qui l’a traversée comme on traverse une forêt dense,

en gardant dans la paume une étincelle de confiance.

Quiconque lira ces lignes saura

qu’elle n’était pas faite pour l’ombre,

mais pour cette lumière lente, patiente,

qui finit toujours par revenir

dans les êtres qui refusent de renoncer.

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