La domination ne crie pas,
elle s’installe.
D’abord un frôlement,
une ombre qui se glisse
dans les gestes les plus simples.
Elle parle bas,
mais elle parle longtemps.
Elle use la volonté
comme l’eau use la pierre,
grain après grain,
jusqu’à ce que le silence
devienne une seconde peau.
La domination n’a pas besoin de chaînes,
elle préfère les pensées :
celles qu’elle tord,
celles qu’elle remplace,
celles qu’elle étouffe
avant même qu’elles ne naissent.
Et pourtant
au cœur même de la prise,
il reste une braise.
Une minuscule braise
que rien ne peut éteindre.
C’est elle qui, un matin,
ouvre les yeux avant toi
et murmure :
« Ce poids n’est pas le tien.
Relève-toi. »
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