On dit parfois que l’empathie est une faiblesse,
un cœur trop ouvert dans un monde qui se ferme,
une peau trop fine dans une époque
qui valorise l’armure plus que la justesse.
Mais l’empathie n’est pas une tare.
C’est une lucidité qui coûte.
Un art de sentir ce que d’autres préfèrent ignorer,
un courage silencieux
qui refuse de devenir pierre.
Dans cette société pressée,
où l’on confond vitesse et importance,
elle dérange.
Parce qu’elle oblige à ralentir,
à regarder vraiment,
à reconnaître la part humaine
dans ce que l’on voudrait réduire à des rôles.
L’empathie n’est pas un défaut :
c’est une résistance.
Une manière de rester vivant
dans un monde qui s’anesthésie.
Une façon de dire :
« Je ne renonce pas à la profondeur,
même si elle me rend plus vulnérable. »
Et peut‑être que la vraie tare,
ce n’est pas de ressentir trop,
mais de ne plus ressentir du tout.
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