Un ruisseau descendant de la verte colline,
A la brise embaumée, à la blanche aubépine,
Murmurait ses chastes amours.
Un enfant résolut d’en arrêter le cours.
Dans quel but ? Passe-temps, suffisance, caprice ;
Peut-être bien aussi quelque grain de malice,
Qui n’a pas ses travers ?… D’abord, dans le ruisseau,
Camille plie en deux un flexible roseau,
Sur l’arbrisseau roule une pierre ;
Les lie adroitement d’une chaîne de lierre ;
A l’aide d’un torchis de terre et de gazon,
De l’un à l’autre bord bâtit une cloison.
A la fortifier, longtemps il se fatigue.
Et puis dans son travail, l’ouvrier s’admira.

Vaincu ! s’écria-t-il ; mais culbutant la digue,
Le ruisseau répondit : – Enfant, l’eau passera !
Le ruisseau du spirite est la sainte doctrine ;
Voyez… elle s’étend paisible, cristalline,
Prodiguant ses bienfaits. Et l’enfant ?
Entre nous, Messieurs les esprits forts, le pauvre enfant, c’est vous.

Photo de Aflah sur Pexels.com

En savoir plus sur Aurel Auteure

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

2 réponses à « L’enfant et le ruisseau »

  1. Avatar de Julien Leconte
    Julien Leconte

    très joli voyage…

    J’aime

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur Aurel Auteure

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture