O Dieu ! plein de bonté, je ressens ta clémence ;
Mon cœur méconnaissant ce qui conduit vers toi,
Guidé par ses passions, fit mépris de ta loi,
Sans cesse accumulant offense sur offense.
L’Esprit consolateur, des rayons de ta gloire
Émané, vient vers nous. A sa voix, mon Esprit
S’éveillant, reconnaît ce qui nous fut prédit.
Les temps sont arrivés Oui, nous pouvons le croire.
Des prophètes du Christ, messagers admirables,
O phalanges d’élite, ô vous tous immortels !
Non, vous ne venez pas renverser les autels ;
Vous venez les orner de rayons adorables !
L’humanité frémit, entendant le génie
Qui de la vérité fait retentir la voix.
Le monde tout entier se soumet à ses lois.
Chacun à ses leçons reconnaît le Messie.
La régénération de ce monde s’opère ;
La sagesse éternelle, en voyant nos actions,
Veut bannir loin de nous nos funestes passions,
Extirper de nos coeurs toute racine amère.
Et ces calamités, dès longtemps annoncées,
Qui donc pourrait douter de leur éclosion ?
Peste, combats sanglants, choléra, contagion,
Eclairez des humains les âmes égarées.
Humilions nos coeurs ! La bonté, la justice
Du grand Dieu tout-puissant, confondant les pervers,
Suscita ces fléaux pour purger l’univers,
D’égoïsme, d’orgueil, d’ambition, d’avarice.
Acceptons sans regret, sans crainte, sans murmure,
Le péril où nous met le divin Créateur ;
Cette épreuve a pour but d’amener le bonheur,
De rétablir les lois que créa la nature.


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