Les ailes du délire s'écartent au crépuscule
Quand les griffes retiennent une terre écarlate.
Ils dorment à jamais repliés en virgule
Dans la nuit du malheur où la mort se hâte.
Les barbelés se taisent et guettent en silence
D'une planète en croix où l'homme ne sait plus
Le monde d'autrefois, le soleil de Valence
Et la femme là-bas, qu'on ne reverra plus.
Miradors de la haine, monstres sur vos échasses
Votre lumière trahit le Golgotha d'hier
Rien de cela ne peut effacer votre chasse
Aux âmes innocentes, aux corps en prière.
Blanche et glaciale nuit des camps des déportés
Où jamais plus depuis chante la liberté.


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