Catégorie : poeme

  • Le malade et son médecin

    « C’est à n’y plus tenir, docteur ; c’est par trop fort,S’écriait l’autre jour un sieur de Rochefort !Tâtez-moi donc le pouls, docteur, j’en suis malade ;Le globe tout entier…

  • Le corps et l’esprit

    Morphée avait plongé mes sens dans le sommeil ;Mon Esprit, affranchi de ce lourd appareil,Voulut s’émanciper et voguer dans l’espace,Abandonnant son corps comme un soldat la place.Semblable au prisonnier qui…

  • La prière de la mort pour les morts

    Les siècles ont roulé dans le gouffre des tempsSans pitié, fleurs et fruits, froids hivers, doux printemps,Et la mort a passé sans frapper à la porteQui cachait le trésor qu’en…

  • Méry le rêveur

    Tout nouveau-né sur votre riveJe vis une femme attentiveDire en épiant mon réveil :Ne troublez pas son doux sommeil,Il rêve ; et je naissais à peine ! Un peu plus…

  • La prière pour les Esprits

    Je suis vraiment touché de te voir, cher enfant,A mes ordres soumis, prier en m’évoquant, Et blâmer hautement la logique trompeuseEt les vains arguments d’une secte orgueilleuse,Qui prétend que l’Esprit…

  • La chenille et le papillon

    D’un bouquet de jasmin labourant les contours,Tremblante, une chenille au déclin de ses joursSe disait : « Je suis bien malade,Je ne digère plus la feuille de salade ;A peine…

  • A ton livre

    Bientôt, enfant, tu vas quitterCet humble toit qui t’a vu naître,Pour courir le monde, affronterSes dangers, et mourir peut-êtreSans avoir pu toucher au port.Avant de fuir notre rivage,Comme autrefois, écoute…

  • Grand mystère

    O morts aimés, que cette terreA vus passer, mêlés à nous,Révélez-nous le grand mystère :O morts aimés, où vivez-vous ?Globes flamboyants, qui peuplez l’espace,Sœurs de notre terre, étoiles des cieux,Laquelle…

  • Me voici revenu

    Me voici revenu. Pourtant j’avais, Madame, Juré sur mes grands dieux de ne jamais rimer.C’est un triste métier que de faire imprimerLes œuvres d’un auteur réduit à l’état d’âme.J’avais fui…

  • Ainsi,

    Ainsi, te voilà, pauvre Esprit,Contemplant le jour et la nuitLa triste dune,N’ayant, pour te désennuyer,Que le chien qui vient aboyerAu clair de lune.Quand je te vois, seule et troublée,Lever vers…