Ici-bas le bonheur est toujours éphémère,
Croire le posséder est un espoir trompeur.
Cessons donc de poursuivre une vaine chimère,
Elevons nos regards vers notre créateur ;
Adorons ses bienfaits, sa gloire, sa clémence ;
Sachons que rien ne peut égaler sa bonté,
Puisque sans se lasser de notre indifférence,
Sur nos yeux obscurcis il répand la clarté.
De la révélation la brillante lumière
Dévoile l’avenir même avant le trépas ;
Le Spiritisme vient nous ouvrir la carrière,
A travers les épreuves il guidera nos pas ;
Que ce soit désormais notre étoile polaire.
Hâtons-nous de quitter les sentiers de l’erreur,
Lui seul doit nous conduire au pied du sanctuaire
Où de l’Être suprême éclate la grandeur ;
Car, par les migrations l’âme transfigurée,
Un jour s’élèvera d’un essor radieux ;
Heureuse et revêtue de sa robe éthérée,
Elle parcourra l’immensité des cieux,
Traversant les espaces, allant de monde en monde,
Et de la création contemplant la splendeur;
Puis, admirant de Dieu la puissance féconde,
Un ravissant amour embrasera son cœur.
Félicité sans fin, ardeur toujours nouvelle,
Délices que ne peut décrire aucun accent,
Feu divin, des élus récompense éternelle,
Pour goûter tes transports il nous faut d’autres sens.
Mais, lorsque nos Esprits auront quitté la terre
Pour aller habiter des globes plus heureux,
Et que, par nos vertus montant de sphère en sphère,
Nous atteindrons le but objet de tous nos vœux ;
Quand, par l’épuration changeant notre nature,
Nous aurons accompli notre rude labeur ;
Amour de l’Éternel, flamme céleste et pure,
Sublime don de Dieu, tu seras le bonheur.


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