Dans la chambre immobile du monde,
une braise ancienne veille encore.
Elle ne dit rien,
mais son silence porte le nom de toutes les choses.

Un fil d’or traverse l’air,
comme si l’invisible voulait se souvenir de lui-même.
Il glisse entre les ombres,
ouvre une porte dans le cœur,
et soudain la nuit devient un passage.

Alors une voix
pas une voix, plutôt un souffle
se lève du fond du temps.
Elle murmure que rien n’est perdu,
que chaque pas est une étoile en exil
qui cherche son retour.

Tu avances.
Le sol est fait de mémoire,
le ciel de promesses non dites.
Et dans ce lieu sans lieu,
tu comprends que le mystère n’est pas à résoudre,
mais à aimer.

Car le monde respire en toi,
et toi, doucement,
tu respires en lui.

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