Je suis sur la plage.
Un voilier s’éloigne dans la lumière.
Je le suis des yeux
jusqu’à ce qu’il devienne un point.

Quelqu’un dit : « Il est parti. »

Mais non.
Il a seulement quitté ma vue.
Il continue, intact,
porté par sa propre force.

Et tandis qu’ici on murmure son absence,
ailleurs, d’autres le voient apparaître
et s’écrient :
« Le voilà. »

La mort,
c’est ce déplacement du regard.

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