Si le bonheur était une fleur obscure,
Née dans l’ombre lente des âmes,
Je n’en dirais rien,
Je l’écouterais croître en silence.
Sous mes paupières closes,
Il serait lueur sans nom,
Une offrande fragile
Au seuil du souffle.
Je n’oserais le toucher
De peur qu’il ne se dissolve
Comme un songe trop regardé,
Comme l’aube entre les doigts.
Alors je deviendrais terre,
Patience, et veille invisible,
Pour qu’en moi, très doucement,
Quelque chose s’ouvre sans bruit.
Et son parfum,
Presque absent, presque éternel,
Serait trace,
D’un passage que rien ne retient.
Rejoins moi sur instagram



Laisser un commentaire