l y a des gens
qui n’arrivent jamais par hasard,
mais toujours par intérêt.
Ils ne te cherchent pas :
ils te calculent.
Ils ne t’aiment pas :
ils t’utilisent.
Ils savent sourire juste assez,
écouter juste assez,
s’inventer justes assez blessés
pour que tu ouvres la porte.
Mais l’opportunisme a une odeur :
celle du pas qui ne revient jamais
quand il n’a plus rien à prendre.
Ces amitiés-là ne s’effondrent pas,
elles s’évaporent.
Elles disparaissent dès que la lumière change,
comme si ta présence n’avait été
qu’un abri temporaire.
Et toi, tu restes là,
non pas brisée,
mais lucide.
Parce qu’au fond,
l’opportunisme ne t’a pas trahie :
il s’est simplement révélé.
Et tu apprends alors
que certaines présences
ne sont pas des liens,
mais des passages.
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