Brises des nuits, parfums des fleurs,
Concert divin de la matière,
Emportez avec vous nos cœurs
Vers le foyer de la lumière !
Brises des nuits, parfums des fleurs,
Apprenez-nous votre prière !
Où monte l’hymne qui s’exhale
Du fond de la création ?
Où va ton chant joyeux, Cigale,
Et ton rugissement, Lion ?
Pour qui, voix et bruits de la terre,
Votre chœur qui plane, flottant ?…
Pour l’homme, cet autre mystère ?…
Mais, quand il dort, qui vous entend ?
Brises des nuits, parfums des fleurs,
Concert divin de la matière,
Emportez avec vous nos cœurs
Vers le foyer de la lumière !
Brises des nuits, parfums des fleurs,
Apprenez-nous votre prière !
De vos profondeurs inconnues,
Forêts sans nom, sols ignorés,
Pour qui s’élèvent dans les nues
Les plaintes que vous soupirez ?
Solitude où le Simoun gronde,
Vaste mer au sein palpitant,
Flots des sables et flots de l’onde,
Voix du désert, qui vous entends ?
Brises des nuits, parfums des fleurs,
Concert divin de la matière,
Emportez avec vous nos cœurs
Vers le foyer de la lumière !
Brises des nuits, parfums des fleurs,
Apprenez-nous votre prière !
Globes qui roulez en cadence,
En traçant le cercle éternel,
Vous jetez votre note immense

Dans le cantique universel.
Parmi les plaines infinies,
Le concert infini s’étend…
Mystérieuses harmonies,
Voix des mondes, qui vous entends ?
Brises des nuits, parfums des fleurs,
Concert divin de la matière,
Emportez avec vous nos cœurs
Vers le foyer de la lumière !
Brises des nuits, parfums des fleurs,
Apprenez-nous votre prière !
Quand, d’un front humain, la pensée
Fait jaillir les rêves de feu ;
Quand, d’une poitrine oppressée,
Sort un sanglot qui dit − Mon Dieu ! −
Quand un regard mourant embrasse
Tout ce que l’on quitte en partant ;
Quand, là-haut, il cherche sa place,
Voix de l’âme, qui vous entend ?
Brises des nuits, parfums des fleurs,
Concert divin de la matière,
Emportez avec vous nos cœurs
Vers le foyer de la lumière !
Brises des nuits, parfums des fleurs,
Apprenez-nous votre prière !
Qui vous entend, hommes et Mondes,
Dans votre joie et dans vos maux ;
Qui vous entend, ô mers profondes,
Grands soleils et petits oiseaux ?…
Celui que l’Univers proclame
Aux yeux du pâtre et du savant :
C’est le foyer de votre flamme ;
C’est le cerveau du Tout-Vivant !
Brises des nuits, parfums des fleurs,
Concert divin de la matière,
Emportez avec vous nos cœurs
Vers le foyer de la lumière
Brises des nuits, parfums des fleurs,
Apprenez-nous votre prière

Photo de Ivan Babydov sur Pexels.com

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