Il existe, derrière la peau du monde,
un souffle que nul vent n’explique,
une pulsation lente
qui précède les heures
et survit aux ruines.
Là-bas,
dans le corridor sans murs
où les pensées se dénudent,
quelque chose veille.
Ce n’est ni un dieu,
ni une ombre,
mais une présence ancienne
qui connaît le nom secret
de chaque silence.
Je marche vers elle
comme on marche vers une vérité
qu’on n’a pas choisie.
Le sol disparaît,
les contours se dissolvent,
et je sens mes doutes
se détacher de moi
comme des feuilles mortes
abandonnant leur branche.
Alors surgissent
les voix qui ne parlent pas :
des éclats de mémoire,
des fragments d’âme,
des vérités que l’on tait
par peur de leur lumière.
Elles ne demandent rien,
elles montrent.
Elles ouvrent.
Elles tranchent.
Dans cette clarté nue,
je découvre que le monde visible
n’est qu’un vêtement fragile
posé sur l’infini.
Que chaque geste
est un pacte avec l’invisible.
Que chaque regard
est une porte.
Que chaque souffle
est une offrande.
Et lorsque je reviens
du lieu où rien ne ment,
je porte en moi
une braise nouvelle :
la certitude que le mystère
n’est pas un voile,
mais une origine.
Qu’il ne faut pas le craindre,
mais l’habiter.
Car ceux qui marchent
dans l’invisible
ne cherchent pas des réponses.
Ils cherchent
à devenir
la question.
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