Je tombe.
Le sol me reçoit sans jugement,
comme si la gravité connaissait mon nom
depuis toujours.


Dans la poussière,
je sens mes certitudes se fissurer,
mes forces se disperser,
mes peurs remonter comme des éclats de nuit.


Je reste là, immobile,
à écouter ce que la chute murmure :
que rien n’est immuable,
que même la lumière trébuche parfois
avant de trouver sa forme.


Alors je me relève.
D’abord lentement,
comme si chaque muscle devait réapprendre
la direction du ciel.


Puis plus franchement,
avec cette étrange clarté
que seules les chutes offrent
une lucidité neuve,
une force polie par l’impact,
une hauteur qui ne vient plus de l’orgueil
mais de l’expérience.


Je me relève,
et quelque chose en moi se redresse aussi :
un souffle,
une volonté,
une manière d’habiter le monde
qui n’existait pas avant la chute.

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