Ce qu’on garde pour soi finit par peser.
Les émotions qu’on enferme tournent en rond,
elles s’accumulent,
elles serrent la poitrine,
elles nous isolent derrière une façade trop lisse.


Montrer, ce n’est pas tout dévoiler.
C’est laisser passer un signe,
un souffle vrai,
un fragment de ce qu’on vit.


C’est dire : voilà où j’en suis,
sans justification, sans masque.
Et ce simple geste crée un pont.


L’autre reconnaît quelque chose,
se rapproche,
répond.
On n’est plus seule dans ce qu’on traverse.


Ce qu’on montre ne nous fragilise pas :
ça nous relie.
Ça ouvre un espace où deux vies peuvent se rejoindre
sans se juger,
juste se comprendre.

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