Dans un village posé au bord d’une forêt immense vivait une vieille tisserande nommée Maëla. On disait qu’elle savait réparer n’importe quel tissu, du plus fragile au plus déchiré. Mais ce que les gens ignoraient, c’est que son véritable art n’était pas dans les fils : il était dans les cœurs.


Un hiver, un louveteau blessé fut trouvé près de la rivière. Les villageois voulurent l’abattre, craignant qu’il attire la meute. Maëla s’interposa. Elle prit l’animal dans ses bras, malgré ses crocs, malgré les murmures. Elle le soigna, jour après jour, jusqu’à ce qu’il puisse marcher.

Le louveteau, reconnaissant, restait près de sa porte, comme un gardien silencieux.
Quelques semaines plus tard, une tempête terrible s’abattit sur la région. Les arbres pliaient, les toits s’arrachaient, et un enfant du village disparut dans la forêt. Les hommes partirent à sa recherche, mais la neige effaçait leurs traces aussi vite qu’ils les faisaient.


Alors Maëla ouvrit sa porte. Le louveteau leva la tête, sentit l’air, puis s’élança dans la nuit. Les villageois, d’abord méfiants, le suivirent. C’est lui qui retrouva l’enfant, blotti contre un tronc, frigorifié mais vivant.
Quand ils revinrent au village, personne ne parla. Tous comprirent ce qui venait de se passer : la compassion qu’ils avaient jugée naïve avait sauvé une vie.


Maëla sourit simplement et reprit son métier à tisser.
Elle savait que la compassion n’est jamais faiblesse.
C’est une force qui, un jour ou l’autre, revient éclairer le monde.

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