Ils me regardent
comme on jauge une braise,
craignant qu’elle prenne feu
ou qu’elle s’éteigne trop vite.


Ils me lisent
dans une langue qui n’est pas la mienne,
cherchant des fautes
là où je cherche mes ailes.


Leurs yeux pèsent,
ils veulent peser plus lourd que ma voix,
ils veulent que je plie
comme une herbe sous la pluie.


Mais je suis la tempête
qui refuse de s’excuser.
Je suis la fissure
qui laisse passer la lumière.


Qu’ils regardent.
Qu’ils scrutent.
Qu’ils inventent des histoires sur ma peau.


Moi, je marche,
et chaque pas réécrit leur version du monde.


Je marche,
et leurs yeux glissent sur moi
comme des ombres qui ont perdu leur maître.


Je ne suis pas ce qu’ils voient.
Je suis ce que je deviens
quand je cesse de me regarder
à travers eux.

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