La colère noire monte sans prévenir,
un fleuve d’encre qui déborde des veines,
un tambour sourd qui cogne au fond du thorax
comme si le cœur voulait briser sa cage.
Elle n’a pas de visage,
juste une ombre qui s’étire,
une bête qui griffe l’intérieur
pour rappeler qu’on est vivant.
Elle parle en éclairs,
en mots qui claquent comme des portes,
en vérités qu’on n’ose dire qu’en tremblant.
Elle arrache les masques,
elle déchire les silences trop polis.
La colère noire n’est pas un poison,
c’est une braise qu’on a trop longtemps couvée,
un cri qu’on a bâillonné jusqu’à l’étouffement.
Quand elle surgit, elle ne détruit pas,
elle révèle.
Elle dit: je refuse de disparaître.
Elle dit: je mérite mieux que l’ombre.
Elle dit: je suis la preuve que quelque chose en moi
refuse encore l’injustice.
Alors je la laisse passer,
comme une vague qui nettoie,
comme une nuit qui prépare l’aube.
Et quand elle retombe,
il reste une clarté neuve,
un souffle plus large,
une place enfin faite pour moi.

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