La nuit s’étire et traîne, immense, indomptée,
Dans son manteau de brume et de songes éteints.
Le monde dort, mais moi, je veille sans fin,
Captif d’un ciel muet, d’une heure arrêtée.

Les murs respirent lentement leur pâle froid,
Chaque tic de l’horloge sculpte ma fatigue,
Et mes pensées, en lentes arabesques tragiques,
Tissent une toile entre le cœur et l’émoi.

Sur la vitre, la lune écrit ses cicatrices,
Elle me parle du temps, des âmes en errance,
Des désirs qui naissent dans le silence,
Et des promesses brûlées à l’encre du supplice.

Je marche dans l’esprit, sans guide ni retour,
Au bord de mes songes, vacillent des visages,
Des mots anciens, des regrets en partage,
Qui s’effacent avec la peur du jour.

L’insomnie a des mains fines de mémoire,
Elle feuillette mes heures comme un livre ouvert,
Fouille les ratures, les phrases de travers,
Et me rend tout ce que je voulais trop y croire.

Alors, j’accueille ce malaise familier,
Loin du repos, j’écris dans la pénombre,
Chaque mot devient flamme, chaque souffle, ombre,
Et l’aube, enfin, vient me désavouer.

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