Sous la voûte des sommeils, une mer sans rivage respire.
Des astres muets s’y penchent, comme des lampes perdues.
L’âme s’y dénude, fleur d’ombre glissant
sur les eaux opaques du possible.

Le rêve est une porte tournée vers l’invisible,
un oiseau d’éclat qui saigne dans les nuées du silence.
Il parle une langue que nulle oreille n’entend,
celle du vent quand il effleure la pensée.

Les mirages s’y fondent aux formes des désirs :
un visage s’y devine, puis se dissout dans la brume.
Tout y est signe :le souffle, la lumière, la cendre,
et chaque pas résonne comme un écho d’ailleurs.

Quand l’aube étreint le sommeil et que le monde s’ouvre,
le rêve se retire, discret, dans les plis du réel.
Mais au fond des yeux demeure la trace scintillante
d’une étoile qui n’existe que pour celui qui dort.

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