Vivre en marge ou presque,
Quand l'amour, la société, vous laissent en reste,
Avoir creusé le fond de l'abîme,
Faute d'espoirs de celui qui déprime,
Trouver dans le miroir le renvoi
De la pâle image de ce qui fut moi,
Qui doit continuer de vivre
Pour ne pas crever mais plutôt survivre.
Il paraît qu'il le faut
Si je ne veux pas être pris par défaut
Entre le Père qui m'a donné la vie
Et ma conscience aux remords asservis.
Un jour où je ne m'y attendrai pas,
Aide et réconfort trouverai dans le visage ingrat
De celui qui partage ma nouvelle existence
Faite de privations plus que de pitance.
Il ravivera la flamme fragile
Au vent des coeurs qui vacillent,
Pour me redonner espoir et chaleur
En attendant que Dieu me sonne l'heure.


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