Tu foules le sol de ta vie à rechercher ton pain,
A quêter dans le regard de ton frère, le lien,
La force d'aller plus loin,
Pour décupler l'espoir qui n'est pas vain.
A tes yeux affamés qui croient en demain,
S'oppose l'ignominie du genre humain,
Qui sur ton sort s'apitoie, a toujours feint.
Pourquoi doit-on naître sous un ciel peu serein
Quand on a la peau brune, cette estampille d'airain
Qui fait la différence entre les teints
Blancs, jaune, rouge, noir comme le tien.
Tu luttes péniblement avec rien,
En proie à toutes les souffrances, à tous les dédains.
Car tu aspires aussi à te rapprocher du divin,
En devenant libre, réfléchi, en traçant ton chemin.
Tes cris, tes pleurs sont les derniers mots de la faim
A celui qui peut encore entendre l'oublié qui s'éteint,
Tenant l'équilibre fragile de sa vie entre les mains,
Jusqu'à ce que l'homme, d'amour soit empreint.
Photo de Ithalu Dominguez sur Pexels.com

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