Dans l’ombre sourde d’un cœur trop étroit,
Se glisse un poison, un souffle sans joie,
La mesquinerie, fleur au parfum amer,
Tisse dans l’âme un linceul de fer.
Elle ronge doucement, silencieuse traîtresse,
Les liens les plus doux, détruit la tendresse,
En murmures venimeux, elle insinue,
Un venin subtil que l’on ne perçoit qu’à la fin, perdue.
Petits calculs, grands torts, tout devient prétexte,
À détourner l’amour en querelles modestes,
Elle mesure chaque geste, chaque parole,
Juge sans clémence, dérobe le pardon qui console.
Telle une vipère, elle s’enroule et s’immisce,
Dans les pensées, creusant des failles propices,
À la rancune amère, aux rancœurs anciennes,
Elle fait de la moindre faute une plaie souveraine.
Qu’est-ce que la mesquinerie sinon la peur ?
La peur du manque, le refus du bonheur,
Un refuge étroit pour une âme blessée,
Qui préfère l’ombre à la lumière embrassée.
Elle se cache dans les gestes, dans les paroles en coin,
Dans les sourires forcés, dans l’éternel dédain,
Mesquine est la main qui refuse le secours,
Mesquin le regard qui juge sans amour.
Mais derrière cette cuirasse de petitesse et d’orgueil,
Se cache souvent un être fragile, un peu en deuil,
Un enfant blessé qui n’a jamais connu
La liberté d’aimer au-delà du connu.
Ô mesquinerie, maudite faiblesse,
Sors de l’ombre, rends ta noirceur,
Pour que l’homme apprenne enfin à pardonner,
À déployer ses ailes et à voler.
Car ce monde est vaste, il n’a pas besoin
De petites âmes fermées au parfum mesquin,
Il appelle la grandeur, la bonté, l’émotion,
Pas la rancune et ses sinistres passions.
Alors brûlons ces chaînes de mesquinerie,
Brisons ce poids, cette infâme tyrannie,
Pour qu’enfin fleurisse un cœur ouvert,
Libre d’aimer, humble, et fier.
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