La jeunesse s'est effondrée sous le poids des préjugés Délinquante ou scolarisée, souffrante à se suicider, Elle se trouve désemparée et amène à s'y attarder Pour ne pas la stigmatiser avec trop de facilité. Que d'armes et de procédés en viennent à édulcorer Le meilleur qu'elle pourrait donner. Elle se trouve enclavée Bien au-delà du lycée, cherchant en vain à exister, A répondre aux conformités, pour se faire une identité, Au sein de la société qui l'a déjà préformatée. Elle peut paraître désœuvrée, pour le moins démotivée, Sans repéré où se fixer. Faut-il la laisser de côté ? Bannir ses centres d'intérêts et sa potentialité ? Pire est la tâche d'enseigner qui se trouve défigurée Pour perdre en efficacité. L'éducation réformée a enfanté des illettrés Qui peinent avec l'A,B,C, Que va-t-elle faire de ses cadets quand leurs aînés sont rescapés D'être devenus diplômés, sans valeur travail ajoutée ? L'âge les a émancipés pour l'avenir qui les effraie En leur claquant la porte au nez, l'espoir s'use à les gagner. Il est urgent de refonder, disons révolutionner Les archétypes antiprogrès qui gangrènent leur liberté, Leurs moyens de s'exprimer. Tous projets à leur portée sont des rêves à réaliser. L'Élitisme a fait se creuser volontairement un fossé, Pour mieux y voir tomber les rouages des métiers. Grave erreur ! L'utilité des maillons bien huilés Sur une chaine à roder, sont force de motricité Qui empêche de dérailler. Alors, sans vous en supplier, pensant que vous me comprendrez Laissez-là les folles années pour la jeunesse encourager A pouvoir se retrouver parce que vous la guiderez.
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