Au pays de Mahomet et du sable doré La couleur des Hommes se fond au soleil Des mains se tendent en drapeaux déchirés Des bouches s'ouvrent à l'espoir qui veille.
Aux frontières qui séparent les chagrins J'entrevois dans la fissure du mur lamenté Les fleurs intemporelles d'un futur serein Où la réconciliation deviendra réalité.
Quand le vent de la colère comporte le vieux monde J'entends le coeur de l'Homme comme une eau vive J'entends, j'entends le bruissement de l'onde Qui effleure celui qui s'endort et se ravive.
Celui qui se lève dans le cri d'une prière Et l'écho terrible sur les murs de la ville Quand Tripoli panse les plaies d'un enfant et sa mère Coupables innocents, sous la crèche c'est un Dieu qui s'habille.
Les dictateurs en grand faible se brisent comme brindilles Je ramasse à la pelle ses fagots séchés Les jette dans les feux de l'amour par deux, par mille Aucune guerre n'est utile dans la braise étalée.
J'écris, j'écris pour le chant du poète Qu'il soit mort ou vivant, terre ou éther Je pince vos âmes pour vous réveiller des chimères Il est temps de danser avec les étoiles en fête Quand la nuit sur Jérusalem éclaire la lanterne J'aperçois deux terres et des souffrances en berne.
Je chante, je chante l'annonciation de l'Homme nouveau Habité par l'esprit comme sève qui monte Au jardin des oliviers il y a mon credo En victoire sur la mort pour ne plus avoir honte.
Je dépose sur vos amours à la rosée du matin Ma fleur habillée pour raviver le feu sacré de votre destin.
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