Je scrutais songeur
Au bord de la falaise et du temps
L’incendie qui embrasait d’une rouge lueur
L’horizon où s’évanouit l’océan
J’assistais à ce combat
Où s’empoignent le jour et la nuit
Lutte sans fin où l’on voit
Deux titans se terrasser sans bruit
Ces colosses se jetaient au visage
Des soleils et des étoiles
Et de leurs plaies énormes coulaient sur la plage
Tâchant le sable, une flaque de lumière pâle
Je regardais étonné
L’embrun défier le granit millénaire
La goutte d’eau est taillée
Pour venir à bout de la pierre
Je scrutais songeur
Au bord de la falaise et du temps
Les oiseaux migrateurs
Se dessiner dans le couchant
Et je me disais, songeur,
Au bord de la falaise et du temps
Contemplant toutes ces calmes splendeurs
Que le divin était grand.
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