Dans le marbre brut, une forme sommeille,
Enchâssée dans la pierre, elle attend son heure.
Le sculpteur, attentif, avec une main vermeille,
Éveille peu à peu cette forme à la lueur.
Le burin et le marteau, en cadence précise,
Tracent des lignes pures, des courbes infinies.
Chaque éclat de pierre, chaque trace, se brise,
Pour révéler le rêve, dans un éclat béni.
Les muscles se tendent, la sueur perle au front,
Mais l’artiste persévère, en quête d’harmonie.
Il puise dans la roche, jusqu’au dernier tréfonds,
Pour extraire la beauté, la grâce infinie.
Dans chaque coup porté, une histoire se narre,
Une émotion figée dans l’éternité.
Le marbre devient peau, et sous les doigts se marre
La vie, capturée dans une solennité.
Quand enfin la statue, dans sa splendeur, se dresse,
L’artiste, essoufflé, contemple son succès.
Il voit dans cette forme toute sa tendresse,
Et dans ce marbre froid, son âme est confessée.
Ainsi, par l’art, nos rêves prennent forme,
Des échos silencieux de nos cœurs affamés.
L’artiste, en créant, devient le reforme
De l’univers, où l’âme peut enfin se libérer.



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