Sur la galère des jours sans fin,
Nous ramons tous, main dans la main,
Sous un ciel lourd, sans étoile,
Nous avançons, même si l’âme s’emballe.

Les vagues battent, rudes et sévères,
Chantent des hymnes de misères,
Mais nos cœurs, brisés, endurcis,
Trouvent dans l’effort une symphonie.

Les chaînes tintent, les corps ploient,
Les rêves d’hier se noient,
Mais dans ce fracas, cette tourmente,
L’espoir, fragile, persiste, ardente.

Chaque coup d’aviron, chaque sueur,
Forge une force, malgré la douleur,
Et dans le brouillard de nos larmes,
Se dessinent des lendemains sans armes.

Galériens du quotidien,
Nous ne cédons pas, nous tenons bien,
Car au bout de cette mer amère,
Brille une terre de lumière.


Photo de Francesco Ungaro sur Pexels.com

En savoir plus sur Aurel Auteure

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur Aurel Auteure

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture