Soldat après la rigide campagne,
Entretenant le succès d’une illusoire besogne,
Marche le torse bombé et la face levée,
Me croyant le héro de l’olympique vaillance.
Mais, perçant les seuils de la mort étrange,
Je revis, mécontent, ma propre vie,
Et malgré les lauriers de l’accueil,
Je n’étais qu’un ver grimpant sur la montagne.
Âme touchée de repentir,
Avait gaspillé, en vain, force et culture,
Telle une flamme livrée à une tempête violente.
Ainsi, entre le bonheur et le malheur,
Je suis roi de la guerre au cruel tourment,
Et mendiant de la paix dans le destin sombre


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