Le vent souffle et caresse
Le lac aux sombres eaux
Qui s'étend, s'étire et paresse
Entre les joncs et les roseaux.
L'aube dépose sur ses rives un blanc baiser
Et son haleine sur l'onde flotte
S'effilochant aux arrêtes des rochers
Pendant que sur la crête des vagues sanglotent
La rosée et les brumes échappées
De ses lèvres où meurt la dernière étoile falote.
Sur le fil d'horizon
Un château désemparé
Penche ses tours et son donjon
Comme pour désaltérer
A cette source profonde et noire
Ses murailles qui ont vu passer l'histoire.
Vieille sentinelle fatiguée
Accoudée à la lande
Qui pourtant obstinée
Veille encore au repos d'une légende.
Son ombre menaçante et épaisse
Se dessine dans l'aurore
Sur les berges du Loch Ness
Existent deux dinosaures.
L'un est fait de mystère
C'est l'animal qui pose l'interrogation
L'autre est de pierre
C'est l'Homme qui cherche la solution.
Et la réponse qui s'ignore regarde la question
Qui se cache, qui se cache dans toutes créations.
Photo de Onur Kurtic sur Pexels.com

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