Sera-ce parce que, en ne vous voyant plus,
Vous nous croyez pour vous à jamais disparus ?
C’est la seule raison que nous puissions admettre.
Car, enfin, il faudrait qu’on vous eût fait renaître
Pour rester insensibles à tous nos beaux discours
Et si peu correspondre à notre antique amour !
Si vous pensez ainsi, — comme c’est évident, —
Vous avez un moyen facile et concluant
De constater bientôt partout notre présence !
Vous n’avez qu’a vouloir tenter l’expérience,
A venir dans les lieux de nos réunions,
Où, sous l’œil du Seigneur, nous donnons nos leçons.
Venez-y ! Car, bientôt, vous pourrez reconnaître
Qu’aucun n’a disparu ! Vos enfants, vos ancêtres
Vos époux, vos épouses, vous les trouverez là,
Tous groupés près de vous ; et ne tarderez pas
A tenir d’eux des preuves certaines, indéniables,
Qu’ils continuent à vivre et qu’ils sont très aimables.
Venez ! Je vous le dis, et vous saurez bientôt
Si c’est en bas qu’on aime ou bien si c’est là-haut !
Vous verrez leur amour. Ils vous édifieront
Sur leur manière d’être, ils vous entretiendront
De cette immense vie qui vous attend là-bas,
Et que jusqu’à présent vous n’accréditez pas.
Vous prendrez leurs conseils — vous en avez besoin —
Car vous reconnaîtrez combien vous êtes loin
Du chemin qu’il faut suivre pour avoir le bonheur,
Autant sur votre terre qu’ici près de nos cœurs.

Photo de Albert White sur Pexels.com

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