Tout est en relation. L’esprit fait de son corps
Une image fidèle, tel il est, tel dehors.
Suivant qu’il est grossier, ignorant, arriéré,
Ou bien qu’il est subtil, sagace, éclairé,
Il prend une matière, plus ténue ou plus dense,
Toujours identifiée à ses propres tendances.
La plus lourde matière correspond aux petits
Sur l’échelle des êtres, ceux dont les appétits
Règlent les mouvements ; chez qui le sens moral
Est peu développé, comme dans l’animal.
Sur la même planète, malgré les apparences,
La matière des corps n’a point de ressemblance.
Elle est d’autant plus dense, plus serrée, plus compacte,
Que l’esprit qui l’anime est pervers dans ses actes.
Et, toujours elle va perdant de densité
Quand l’esprit, en souffrant, acquiert des qualités.
Le fait est bien certain : c’est nous qui nous faisons
Les maladies du corps, par nos sottes passions,
Par nos penchants mauvais. Ainsi, donc, à mesure
Que l’esprit s’ennoblit, la matière s’épure.
Et par là l’on arrive, sans en être surpris,
A purifier le corps en purifiant l’esprit,
Résolvant par degrés cet immense problème
Que Dieu nous a posé, dans la matière même,
Qu’il s’agit d’animer et de décomposer
Jusqu’au point de l’avoir spiritualisée


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