Terriens, il est grand temps d’écouter le langage
Que, depuis cinquante ans, les esprits bons et sages
Ne cessent de parler. Le règne de l’erreur,
De la superstition, de toutes les horreurs,
A duré trop longtemps. Une aurore nouvelle
Est prête à se montrer. Secouez la tutelle
Qui diminue vos sens, gêne votre raison,
Vous empêchant de voir cet immense horizon
Où sont les êtres chers que vous avez connus ;
Vos parents, vos amis, que vous croyez perdus.
Vous n’êtes plus enfants ; vous n’avez plus de chaînes.
Soulevez le rideau qui causa tant de peines
Aux fils de la planète. Il cachait, dans ses plis,
Non point l’affreuse mort et l’éternel oubli,
Mais la vie sans limites et la continuation
De l’être individuel, gardant ses passions,
Conservant, dans son cœur, ses amours et ses haines
Et partageant toujours vos douleurs et vos peines

Oui, cet épais rideau qui cachait aux mortels
La brillante nature, œuvre de l’éternel,
Ce rideau va tomber, percé par notre science,
Par nos labeurs constants et nos longues souffrances.
Et, — chose ravissante, prodige surprenant ! —
La vérité vous vient des propres revenants,
De ceux qui, pour vous tous, étaient un vrai mystère.
Ce sont eux aujourd’hui qui parlent à leurs frères,
Du fond de leurs tombeaux, leur criant à l’envi :
 » Cessez de nous pleurer, car la mort c’est la vie « .

Photo de Magda Ehlers sur Pexels.com

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