0 mon cher ami laissez votre pauvre âme
Aller vers l’inconnu, monter vers l’Eternel !
Vous ne saurez jamais de quelle douce flamme
Elle va s’enivrer aux pieds de l’Immortel.
Laissez-la donc aller ! Vos frères de l’espace
Ne sont-ils donc pas là pour montrer le chemin
Qu’elle doit parcourir et lui marquer sa place
Dans cette immensité qui n’a jamais de fin ?
Comme le matelot qui, passée la tempête,
Est heureux de revoir ceux qu’il a tant aimés,
Ainsi votre pauvre âme, attristée et muette,
Dans les champs de l’azur reviendra s’animer.
0 ami des vieux temps ! Comme il est doux de vivre
Au milieu des parfums de la vie éthérée,
Dans cet océan pur où le Père respire
Fait entier de bonheur et d’amour épuré !
Béni soit notre Dieu ! Ses œuvres sont parfaites ;
Car, dans cet infini de soleils, de planètes,
Nul n’est abandonné. Tout va vers la Beauté,
Mû par la grande Loi de solidarité.


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