Traverser, c’est entrer dans la langue mouvante de l’eau et du vent.
C’est avancer comme une barque intérieure,
guidée non par la certitude, mais par une étoile fragile
suspendue au-dessus du doute.
Il y a, dans toute traversée, une nuit qui respire.
Les ombres y deviennent des compagnes,
les silences, des phares invisibles.
Et l’âme, au milieu du courant,
apprend à ne plus lutter contre le flux,
mais à s’y déposer comme une feuille offerte à la source.
Traverser, ce n’est pas vaincre l’eau :
c’est écouter ce qu’elle enseigne au corps du voyageur.
C’est comprendre que l’autre rive existe peut-être,
mais que la vraie lumière se lève déjà dans le passage.
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